Fatigué, agacé, parfois même en colère… Philippe en a assez de certaines dérives dans le monde de la voiture électrique. Dans un bilan aussi personnel que lucide, il partage ses coups de cœur et ses déceptions. Une prise de parole franche, qui soulève de vraies questions autour de notre transition vers une mobilité plus propre.
Philippe craque pour le Kia PV5 : un utilitaire qui surprend
Si vous pensiez que seuls les SUV électriques faisaient sensation, détrompez-vous. Pour Philippe, la vraie révélation de 2025, c’est le Kia PV5. À mi-chemin entre van et utilitaire familial, ce véhicule coréen a plus d’un argument :
- Batterie de 71,2 kWh
- Autonomie WLTP de 400 km environ (comptez 300 km « réels » en usage varié)
- Lignes latérales douces, malgré une face avant renfrognée
Idéal pour les artisans, les navettes vers l’aéroport ou les familles nombreuses, le PV5 propose une réponse concrète aux besoins du quotidien. Et ce genre de surprise dans le paysage électrique, Philippe l’apprécie particulièrement, même s’il attend surtout l’avis des premiers utilisateurs pour se forger une idée définitive.
Un vrai coup de cœur pour… un score environnemental ?
Plus étonnant, son coup de cœur de l’année ne concerne pas une voiture, mais un élément invisible : l’éco-score lié au nouveau bonus écologique. Ce mécanisme vise à rendre les subventions plus exigeantes, en tenant compte de plusieurs facteurs :
- Efficacité énergétique de la batterie
- Matières recyclées et biosourcées utilisées
- Fabrication en Europe ou en France, y compris pour le pack batterie
Le but ? Récompenser les constructeurs qui produisent proprement, réduire l’empreinte carbone des véhicules et inciter les marques étrangères à installer leurs sites de production chez nous. Un cercle vertueux pour l’environnement… et pour l’emploi européen.
Sa grosse colère : les conducteurs de VE méprisants
Mais ce qui agace vraiment Philippe, c’est ce qu’il voit comme un dérapage dans l’attitude de certains électromobilistes. Il dénonce une forme d’arrogance chez ceux qui roulent déjà à l’électrique, au détriment de ceux qui hésitent encore :
« Ce n’est pas parce qu’on roule propre qu’on peut juger les autres », précise-t-il. Il rappelle que la route vers une mobilité durable passe aussi par l’hybride, par des compromis, et par un changement progressif.
Surtout, dans un contexte économique tendu, avec la hausse des prix et une forme de précarité croissante, il comprend que tout le monde ne soit pas prêt à faire le saut immédiatement. D’où son plaidoyer : plus de bienveillance, moins de donneurs de leçons.
Une meilleure manière de convaincre : l’écoute et le dialogue
Philippe propose une autre voie : moins de critiques, plus d’échanges. Il encourage les électromobilistes engagés à créer des lieux de discussion, simples et conviviaux. Sur les parkings de supermarché, lors des marchés de Noël, ou dans des rassemblent locaux, pourquoi ne pas :
- Offrir un café à ceux qui posent des questions
- Partager son expérience avec pédagogie
- Écouter les doutes des autres conducteurs
- Réfléchir ensemble aux freins et aux solutions
Un peu comme Lennart, dont Philippe garde un souvenir ému. Ce passionné l’avait guidé en 2007 vers sa toute première voiture électrique, une Renault Clio de 1996. Grâce à lui, il avait compris les enjeux profonds de cette technologie, découvert le documentaire « Who Killed the Electric Car », et s’était entouré d’une vraie communauté. Une expérience positive et décisive.
Son rêve pour 2026 : une Tesla Model 2.75 Estate
Et pour l’année qui vient ? Philippe ne perd pas son esprit rêveur. Il formule un vœu de Noël un peu fou : voir naître une Tesla Model 2.75 Estate. Un break familial, compact et malin, qui combinerait le style Tesla avec l’aspect pratique d’une voiture modulable.
Avec des dimensions idéales (4,32 x 1,77 m), le design serait proche d’une Citroën ZX break d’antan, mais 100 % moderne. Il imagine même des innovations ludiques comme :
- Une boîte à gants… qui s’ouvre enfin facilement
- Un affichage enfin bien centré face au conducteur
- Des superchargeurs capables de dételer et accrocher une remorque automatiquement
Un souhait un peu fantasque, mais révélateur de ce que beaucoup attendent : plus de praticité sans perdre l’esprit électrique.
Ce qu’il faut retenir
Philippe reste profondément convaincu du potentiel de la voiture électrique. Mais il appelle à plus de mesure, d’écoute et d’humilité. Car la transition ne se gagnera ni à coups de jugements, ni par des choix fermés, mais bien en construisant des ponts entre les mondes d’hier et de demain.
Peut-être qu’un sourire sur un parking, ou une discussion autour d’un café, fera basculer une hésitation en engagement. Et ça, c’est plus puissant que n’importe quelle fiche technique.




