Toyota bZ4X restylé : ce qui change (et ce qui déçoit encore)

Le Toyota bZ4X revient avec un restylage attendu. Ce SUV 100 % électrique débute un nouveau chapitre, mais est-ce suffisant pour faire oublier les faiblesses de ses débuts ? Découvrez ce qui change… et ce qui mérite encore mieux.

Un look plus affirmé mais sans révolution

Ce nouveau Toyota bZ4X restylé conserve globalement les lignes de son prédécesseur. Toutefois, on note une évolution marquée à l’avant avec la nouvelle signature « Hammerhead », déjà vue sur la Prius. Ce design était en réalité pensé à l’origine pour le bZ4X, d’après Toyota.

Les retouches esthétiques restent subtiles. Quelques détails changent comme :

  • Des arches de roues brillantes pour une allure plus premium
  • Des coques de rétroviseurs redessinées
  • Une nouvelle lame de bouclier avant

Le profil général rappelle toujours un RAV4 allongé, avec un pavillon légèrement fuyant évoquant un style coupé. Le spoiler arrière hérité du Subaru Solterra donne un petit geste sportif, même si le format reste inchangé :

  • Longueur : 4,69 m
  • Largeur : 1,86 m
  • Hauteur : 1,60 m
  • Empattement : 2,85 m
  • Cx : 0,27 (contre 0,28 auparavant)

Le volume de coffre atteint 452 litres, sans « frunk » à l’avant. C’est dans la moyenne, sans plus. Les jantes de 20 pouces disponibles sur les finitions hautes ajoutent une touche de modernité visuelle.

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Un intérieur plus soigné… mais encore imparfait

À l’intérieur, Toyota fait mieux. L’ambiance est plus homogène, la finition générale monte d’un cran, et des matériaux plus flatteurs sont visibles. Mais tout ne suit pas.

  • Pas de boîte à gants : un défaut déjà présent avant, dû à un système de chauffage encombrant
  • Combiné d’instrumentation lisible, mais souvent caché par le volant
  • Écran 14 pouces, réactif mais interface jugée austère

Le confort est au rendez-vous : assises moelleuses à l’avant, bon maintien latéral, espace arrière généreux. Grâce au long empattement, l’habitabilité arrière reste un vrai point fort, y compris pour le passager central.

Dommage que l’absence de toit panoramique en version noire rende l’habitacle un peu sombre. Et malgré le progrès ressenti, le système multimédia mériterait un vrai bond technologique.

Conduite : plus agréable mais toujours sage

Sur la route, le nouveau bZ4X gagne en cohérence. Notre modèle à traction dispose désormais de 224 ch et 267 Nm de couple. Ce n’est pas impressionnant, mais cela suffit pour une conduite fluide et sécurisante au quotidien.

L’acoustique est bien meilleure grâce à des optimisations :

  • Vitrage avant acoustique
  • Amélioration des passages de roues
  • Mousses spécifiques ajoutées au plancher arrière

La direction a également été revue. Moins artificielle, elle transmet mieux ce qui se passe sous les roues. Le comportement général privilégie le confort plutôt que la sportivité, avec des mouvements de caisse maîtrisés, mais présents. Pour un usage familial, l’équilibre est excellent.

Autonomie et consommation : en progrès mais pas encore au top

Le modèle testé embarque la grande batterie de 69 kWh nets. Toyota annonce jusqu’à 569 km d’autonomie WLTP. En conditions réelles ? Comptez plutôt :

  • 14,3 kWh/100 km en mixte urbain/périurbain
  • 16,8 kWh/100 km avec des pointes à 120 km/h
  • 15 kWh/100 km en moyenne réelle mixte, soit environ 460 km d’autonomie
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Sur des trajets plus urbains, 520 km restent envisageables. C’est une vraie avancée, même si d’autres font encore mieux.

Recharge : rapide… mais pas ultra

En courant continu (DC), le bZ4X plafonne à 150 kW. Cela permet de passer de 10 à 80 % en :

  • 30 minutes avec la grosse batterie
  • 23 minutes avec la petite batterie

Pas de plateforme 800 V ici. En revanche, des atouts appréciables :

  • Pré-conditionnement de la batterie
  • Planificateur d’itinéraire intégré
  • Recharge AC à 22 kW sur les finitions hautes
  • Palettes de récupération d’énergie réglables sur 4 niveaux (mais différences peu marquées)

Petite déception : pas de mode One-Pedal. Un manque d’ergonomie pour certains conducteurs habitués à cette fonctionnalité.

Quels tarifs pour ce SUV électrique Toyota ?

Le Toyota bZ4X restylé débute à 40 900 € en finition Design avec la batterie de 56 kWh nets. Voici un aperçu des prix :

  • Design + 69 kWh nets : 44 900 €
  • Lounge + 69 kWh : 48 900 €
  • Collection + 69 kWh : 51 900 €
  • Version Performance AWD (343 ch) : +2 500 €

Cette version AWD offre aussi de tracter jusqu’à 1 500 kg. En face, un Tesla Model Y Grande Autonomie se négocie à 46 990 €. Le bZ4X reste donc bien placé sur le marché, sans être le champion tarifaire.

En conclusion : de vrais progrès… mais un train de retard

Le bZ4X version 2025 corrige plusieurs défauts de la première génération : autonomie renforcée, silence à bord, meilleure finition. Toyota démontre qu’il écoute les critiques et améliore son produit. Mais beaucoup penseront que c’est ce que le modèle aurait dû être dès son lancement.

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Pour autant, le SUV conserve ses forces : un espace intérieur généreux, un comportement routier équilibré et une belle fiabilité perçue. Si vous cherchez un SUV électrique fiable sans extravagance, ce Toyota bZ4X restylé mérite le détour. Mais face à une concurrence rapide et plus audacieuse, il devra encore convaincre.

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Lucie D.
Lucie D.

Passionnée de mécanique et d'automobile, Lucie partage son expertise sur les pièces récupérables de voiture. Avec une formation en ingénierie automobile, elle est toujours à la recherche de bonnes affaires et de conseils pratiques.